Le gouvernement indien a annoncé samedi la «mise en application» d’une législation réglementant les transplantations d’organes, quelques jours après que l'État du Karnataka eut révélé un trafic d’organes à grande échelle avec des pays du Moyen-Orient.
La législation, adoptée par le Parlement l'an dernier, n'a cependant été ratifiée jusqu'alors que par trois États de l'Union indienne, le Maharashtra (où se trouve Bombay), Goa et l'Himachal Pradesh. Le gouvernement de l'État du Karnataka a décidé vendredi d'envoyer une équipe de policiers enquêter en Arabie saoudite, sur un trafic d'organes rapportant des millions de dollars, qui aurait impliqué depuis 1990 plus d'un millier d'Indiens. Ces derniers, pour la plupart des paysans illetrés, se sont laissé prélever des reins dans des hôpitaux de la capitale de l'État, Bangalore. Les organes étaient pour la plupart destinés à des «clients» du Moyen-Orient, selon le chef de la police de Bangalore, qui a annoncé l'inculpation de deux médecins de l'hôpital gouvernemental et d'un chirurgien. Les licences des deux médecins ont été suspendues pendant un an.
La nouvelle législation interdit de manière générale le commerce des organes, et en particulier le prélèvement ou la transplantation sans l'accord d'un conseil médical. Les membres peu scrupuleux du corps médical risquent une amende maximale de 10.000 roupies (1.700F) et cinq ans de prison. La pratique demeure pour l'instant très tolérée en Inde. A Madras, il existe un quartier ou les In




