Le séisme de Kobé a été d'une violence extrême
LES SCIENTIFIQUES japonais sont formels: la terrible secousse qui a détruit en moins d'une minute plus de 100.000 maisons et bâtiments à Kobé, le 17 janvier, a été la plus violente jamais enregistrée au Japon. Fumio Yamazaki, professeur à l'université de Tokyo, a calculé que l'onde de choc s'est traduite par des mouvements du sol d'une vitesse allant jusqu'à 90 centimètres par seconde dans le sens horizontal et jusqu'à 40 centimètres par seconde dans le sens vertical, indique le quotidien Yomiuri Shimbun.
Une autre étude menée sur la foi des relevés des sismographes de l'université de Kobé parle d'un déplacement horizontal du sol de 55,1 centimètres par seconde. Mesurant 7,2 sur l'échelle de Richter, le tremblement de terre aurait dans certains endroits de la ville atteint le degré 7 sur l'échelle japonaise, soit le niveau le plus élevé prévu par ce système d'évaluation de l'activité tellurique.
Tandis que le bilan atteint maintenant 5.273 morts et près de 300.000 sans-abri, ces conclusions n'enlèvent rien aux critiques qui se sont multipliées au Japon sur le degré d'impréparation des autorités locales et sur la lenteur des secours due pour une bonne part à l'incurie des fonctionnaires. Si elles expliquent l'étendue des destructions à Kobé, on est frappé par le nombre d'immeubles qui ont en fait bien résisté ce qui semble démontrer que lorsque les normes japonaises de construction antisismiques ont été respectées, elles ont été pl




