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Libération

Nouveau différend entre la Chine et les Philippines sur l'archipel des Spratleys

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Publié le 09/02/1995 à 1h19

L'ARCHIPEL DES SPRATLEYS, potentiellement riche en gaz et en

pétrole, continue d'attiser les convoitises de la Chine, à en croire le président philippin Fidel Ramos. Mercredi, il a accusé Pékin d'occuper l'un des récifs de corail appartenant aux Philippines, et affirmé qu'il allait adresser une protestation au régime chinois. Les Spratleys ­ quelque 700 îles, îlots et récifs coraliens, situés à 400 km des côtes du Viêt-nam et à 1.500km de l'île chinoise de Hainan, en mer de Chine du Sud ­ sont revendiquées par le Viêt-nam et la Chine, et, partiellement, par Taiwan, les Philippines, la Malaisie et Brunei. Selon Fidel Ramos, ces actions de la Chine enfreignent l'esprit de la Déclaration de Manille (1992), qui prône la coopération dans la région, et un dialogue pour résoudre pacifiquement le différend, qui a déjà dégénéré en combat naval (entre la Chine et le Viêt-nam, en 1988). La Déclaration de Manille a été signée par l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN: Brunei, Malaisie, Philippines, Indonésie, Thaïlande, Singapour, la Chine et d'autres pays).

Un porte-parole chinois a réfuté ces accusations, faisant état de la présence de bateaux chinois et de «structures métalliques sur le récif de Panganiban». Pour la Chine, il ne s'agit que de simples abris de pêcheurs. Il a rejeté par ailleurs les accusations d'un groupe de pêcheurs philippins, qui affirmait avoir été retenu pendant une semaine, le mois dernier, par des soldats chinois, sur un banc de sable, dans la rég

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