Rome, de notre correspondant Le parti populaire, principal héritier de l'ancienne démocratie chrétienne, a réuni depuis hier son conseil national à la recherche d'un difficile compromis. Il s'agit de concilier le point de vue du secrétaire national d'une part, et le courant interne de gauche, qui a déjà choisi comme candidat à la présidence du Conseil contre Berlusconi le professeur Romano Prodi, un austère économiste, catholique pratiquant. Le parti, qui se veut au centre par tradition, court le risque d'une scission qui le ferait disparaître définitivement de la scène politique alors que l'Italie s'achemine vers des élections législatives anticipées.Le secrétaire général Rocco Buttiglione s'est engagé à faire entrer le parti populaire dans le Pôle des libertés, la coalition dirigé par Silvio Berlusconi, où l'Alliance nationale de Gianfranco Fini le parti néo-fasciste qui vient tout juste d'accomplir son aggiornamento démocratique occupe une place de choix. Bien que les caricaturistes s'obstinent à lui donner les traits d'un primate, Buttiglione est un politicien très subtil, qui sait changer d'avis avec beaucoup de désinvolture. Néanmoins, son penchant pour Berlusconi semble sérieux. A peine Prodi avait-il été poussé en avant, avec tambours et trompettes, par ses amis, que Buttiglione s'envolait vers Arcore, maison-vitrine de Berlusconi, pour rassurer le maître des lieux. Car Buttiglione rêve toujours de pouvoir bâtir ce qu'il appelle «le grand centre», avec Forza Ita
Le parti populaire italien hésite entre Prodi et Berlusconi
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ParEdouard MIR
Publié le 10/02/1995 à 1h16
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