Menu
Libération

L'Italie se prépare à la rigueur et se rapproche d'élections anticipées

Réservé aux abonnés

Publié le 24/02/1995 à 0h52

Rome,

de notre correspondant Le gouvernement Dini a adopté hier le nouveau plan d'économies budgétaires indispensable pour contenir le déficit dans les limites fixées par la loi de finances 1995. Il fera rentrer dans les caisses de l'Etat 20.000 milliards de lires (70 milliards de francs environ) cette année et 23.000 milliards en 1996.

Les dépenses sont réduites de 5.000 milliards, pour l'essentiel grâce à une diminution de 0,1% des dépenses publiques, hors salaires et retraites. Côté recettes, le gouvernement compte drainer 15.000 milliards supplémentaires, en puisant dans la poche des Italiens par le biais d'une hausse des prix de l'essence, du gazole, du gaz, de l'électricité et du montant de la TVA. Rude rappel à la réalité, après les promesses entendues lors de la dernière campagne électorale de ne pas augmenter ni les tarifs ni les impôts.

La lire au plus bas Le président du Conseil, qui compte également accélérer les privatisations, a voulu faire vite pour rassurer les marchés internationaux, à l'heure où la lire tombait à son minimum historique (plus de 1.100 lires pour un mark) face à la devise allemande. Mais Lamberto Dini ne sait toujours pas sur quelle majorité il pourra compter au Parlement pour transformer en loi ce décret qui est immédiatement entré en application. D'autant que selon de nombreux économistes, les éventuels effets positifs de ce collectif budgétaire sont déjà annulés par la récente décision de la Banque centrale de relever de 0,75% le taux d'escom

Dans la même rubrique