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Fonctionnaires véreux à la Commission

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Publié le 27/02/1995 à 0h48

Fonctionnaires véreux

à la Commission - Après le Belge Karel van Miert ­le commissaire européen chargé de la concurrence­ rentré précipitamment de vacances pour autoriser, malgré son immunité diplomatique, les policiers à perquisitionner chez lui et à son bureau du Breydel dans le cadre de l'affaire Agusta, après le secrétaire général de l'Otan, le Belge Willy Claes, contraint dans ce même dossier, de se contredire à quelques jours d'intervalle, c'est au tour de deux eurocrates grecques et d'un agent temporaire français de se retrouver sur la sellette.

Les faits remontent à 1990, date de l'Année européenne du tourisme. Chargée d'organiser diverses actions et manifestations dans la Communauté, la Commission lance des appels d'offres auprès d'entreprises extérieures, consultants et autres organisateurs de conférences. Tout semble bien se passer jusqu'au jour où, avertis d'irrégularités, les responsables du contrôle financier et de l'UCLAF (Unité chargée de lutter contre la fraude), décident de mener une enquête interne, et découvrent d'étranges intérêts «croisés», des procédures d'adjudication abusive, entre des sociétés privées et des membres de l'unité touriste de la direction générale 23. Disposant de suffisamment d'éléments pour «confirmer l'hypothèse d'une fraude organisée», l'UCLAF décide, pour la première fois de son histoire, de faire appel à des forces de polices nationales et demande aux autorités judiciaires belges et françaises d'enquêter sur des sociétés susceptib

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