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Mystères autour de l'arrestation de l'ancien patron de la Garde civile espagnole

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Publié le 08/03/1995 à 2h20

Madrid,

de notre correspondant L'opposition espagnole a réclamé hier la démission de Juan Alberto Belloch, le ministre de la Justice et de l'Intérieur, en raison des circonstances troubles de l'arrestation après dix mois de fuite de Luis Roldan, l'ex-patron de la Garde civile, accusé de malversations.

Les circonstances de l'arrestation, il y a une semaine, de Luis Roldan, accusé d'avoir détourné entre 200 et 300 millions de francs en sept ans à la tête de la Garde civile, sont toujours mystérieuses. Le Parti populaire (PP), principale formation d'opposition de droite, a accusé le ministre, lors de sa comparution devant la commission parlementaire de la Justice et de l'Intérieur, d'avoir «passé un pacte» avec le fugitif, qui se serait rendu en échange d'une promesse de clémence.

L'opposition fonde ses accusations sur l'opacité qui subsiste sur l'arrestation de l'ancien haut fonctionnaire socialiste. La police espagnole a pris en charge Luis Roldan le 27 février à l'aéroport de Bangkok, en Thaïlande. Luis Roldan a ensuite été conduit en Espagne, «sans opposer aucune résistance», a indiqué le ministre. Une fois sur le sol espagnol, «il a été formellement arrêté». Première version officielle: Luis Roldan a été extradé en Thaïlande depuis le Laos, pays voisin. Les documents laotiens d'extradition, dans un premier temps cachés par le ministre, précisent qu'il ne peut être jugé que pour deux délits (corruption et malversation de fonds publics) sur les sept pour lesquels il est inculpé

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