L'épineuse question
irakienne - Nouvelle illustration des divergences profondes qui opposent Français et Américains sur la question de la levée des sanctions pétrolières imposées par l'ONU à l'Irak depuis avril 1991: une coïncidence de calendrier a fait tomber, la semaine dernière, l'ouverture de la section d'intérêts français à Bagdad (sous drapeau roumain) pendant une tournée diplomatique de Madeleine Albright, ambassadeur américain auprès des Nations unies (dans un certain nombre de pays membres du Conseil de sécurité). Sur le dossier irakien, tout semble en effet opposer les Américains, appuyés avec une constance non démentie par les Britanniques, et les Français, dont le principal soutien dans cette affaire est venu jusqu'à présent de Moscou, qui a en commun avec Paris une dette commerciale impayée de l'Irak.
Pour les Français et les Russes, le débat tiendrait avant tout au règlement d'une question juridique: l'interprétation de la résolution 687, qui avait établi les sanctions. Le texte lie la levée de celles-ci au fait que l'Irak renonce aux projets d'armement missiles balistiques engagés avant la guerre du Golfe, et abandonne la reconstitution de son arsenal d'armes de destruction massive. Paris et Moscou estiment que ces conditions doivent être considérées comme réunies dès lors que le mécanisme de contrôle, mis en place progressivement par l'ONU, sera opérationnel.
Tant que l'Irak recourait à des manoeuvres dilatoires grossières pour entraver les efforts de la c




