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Analyse

Le Centre italien au bord de l'explosion

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Publié le 10/03/1995 à 2h17

En signant un pacte électoral avec l'Alliance nationale, le leader

du Parti populaire (ex-DC) renforce le clan Berlusconi. Mais amorce en même temps la rupture définitive avec l'aile gauche de son mouvement.

Le centre italien au bord de l'explosion Rome, de notre correspondant - LA LIRE PASSE D'UNE CONTRE-PERFORMANCE à l'autre; le plan d'économies budgétaires et la réforme du régime des retraites, considérés par les marchés financiers comme les seules décisions susceptibles d'en soutenir le cours, sont encore loin d'être une réalité; le sort du gouvernement de technocrates présidé par l'ancien ministre du Trésor Lamberto Dini est suspendu à un fil. Pourtant, la tension permanente dans laquelle vit le petit monde politique italien est retombée comme un soufflé. Il a suffi que le leader du Parti populaire (ex-Démocratie chrétienne), Rocco Buttiglione, signe un pacte électoral en bonne et due forme avec le Pôle des libertés de l'ex-Premier ministre Silvio Berlusconi et l'Alliance nationale (ex-néofascistes) en vue des prochaines écheances électorales, pour que l'ambiance redevienne presque idyllique.

La victoire finale du bon sens. Silvio Berlusconi semble vouloir mettre un bémol à la campagne qu'il mène, depuis sa chute, pour obtenir l'organisation rapide de nouvelles élections législatives. Il s'est dit prêt «à donner un coup de main au gouvernement» Dini, en échange de la promesse d'élections en juin. Dini, lui, est toujours en quête d'une majorité à la Chambre des députés pou

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