Tokyo,
correspondance L'ONG américaine Human Rights Watch a publié hier un rapport exhaustif sur l'univers carcéral japonais. Le constat est alarmant: policiers et matons violent impunément et de façon routinière les droits de l'homme.
Bastonnades, humiliations et mises au secret sont des techniques habituelles au Japon. C'est ce qui ressort des témoignages de nombreux anciens détenus interrogés par Joanna Weschler, l'auteur de ce document, le premier aussi précis à lever un coin du voile sur une réalité peu connue mais bien réelle du Japon.
La première étape pour une personne arrêtée et soupçonnée d'un grave délit est son interrogatoire au centre de détention de la police. Celle-ci peut décider une garde à vue allant jusqu'à 23 jours, parfois même beaucoup plus, avant l'inculpation et l'incarcération éventuelles. Pour la police, l'objectif prioritaire est d'arracher des aveux à tout prix. «De multiples informations attestent du fait que pour parvenir à leurs fins, les responsables chargés de l'interrogatoire utilisent une large panoplie de pressions. Celles-ci vont de l'épuisement physique de la personne interrogée, les policiers se relayant sans que le suspect puisse prendre du repos pendant 10 heures ou plus d'affilée, jusqu'aux menaces, à la privation d'aliments et de boisson et à la violence, que ce soient des coups de poing ou un passage à tabac», souligne l'étude.
Plusieurs affaires récentes donnent crédit à ces accusations. Ainsi l'expérience douloureuse de Huang Yuwei




