Menu
Libération

Dans la guerre du turbot, le Canada relâche le bateau espagnol

Réservé aux abonnés

Publié le 16/03/1995 à 2h04

Dans la guerre du turbot,

le Canada relâche le bateau espagnol TOUT EN ESSAYANT, par de multiples contacts informels, de résoudre en sous-main le contentieux hispano-canadien sur la pêche, Bruxelles continuait hier à afficher un discours inflexible à l'égard des autorités canadiennes, refusant de considérer comme suffisante, la libération, mardi soir, du capitaine de l'Estai, le navire espagnol arraisonné la semaine dernière. «Le retour à la normalité implique aussi la libération du bateau et de son équipage, ainsi que la suspension de la loi du 3 mars. Tant que nous n'obtiendrons pas satisfaction, il n'y aura pas de possibilité de négocier», a martelé, devant les parlementaires européens réunis en session plénières à Strasbourg, le commissaire chargé du dossier, Emma Bonino, qui faisait référence aux dispositions nationales par lesquelles les autorités canadiennes se sont octroyé le droit d'arrêter des navires espagnols et portugais pêchant le flétan noir dans les eaux internationales situées au large des 200 milles de côtes canadiennes.

Au même moment, les diplomates, semblaient attendre une désescalade du conflit. «Il y a des signes encourageants, selon lesquels le bateau pourrait être rapidement libéré. Nous pourrions alors reprendre les négociations officielles» a affirmé un observateur.

Emma Bonino a annoncé qu'une réunion de l'Opano (Organisation des pêches de l'Atlantique nord) se tiendrait à Bruxelles du 22 au 24 mars, à l'initiative de l'Union et de la Pologne. Object

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique