Le nombre de combattants de la guérilla communiste khmère rouge est
passé récemment de 8.000 à 2.000 hommes en armes, a affirmé hier à Paris le co-Premier ministre cambodgien Hun Sen, en estimant que le problème khmer rouge n'était «plus important».
Depuis la fin de l'année dernière, «la situation politique a complètement changé. Les Khmers rouges ne sont plus une organisation politique et militaire. Ils sont devenus un groupe armé de rebelles hors la loi et n'occupent plus que 3 à 5% du territoire national», a-t-il assuré. La stratégie actuelle du mouvement responsable du massacre d'un million de Cambodgiens en 1975-1979 consiste à «défendre les positions qu'il occupe», a affirmé Hun Sen, selon qui le mouvement dirigé par Pol Pot, «incapable de mener des offensives de conquête», peut néanmoins toujours effectuer des «opérations de sabotage». Optimiste quant à leur disparition, Hun Sen a enfin affirmé que les Khmers rouges se «concentrent» dans la région de Battambang «pour mourir». L'autre co-Premier ministre cambodgien, Norodom Ranarridh, a pour sa part assuré que son gouvernement «ne sollicite aucune aide militaire en armes et matériel» à l'étranger. Concernant les effectifs pléthoriques de l'armée cambodgienne, il a affirmé que les décrets nécessaires ont été passés afin de réduire le nombre de généraux de 1.867 à 141.
Commentant la Conférence internationale sur la reconstruction du Cambodge, qui a promis mercredi environ 473 millions de dollars pour 1995 et 877 million




