La Chine met les bouddhistes tibétains sous haute surveillance
Les autorités chinoises ont annoncé leur intention de s'attaquer à l'influence croissante de la religion bouddhiste au Tibet, qu'elles identifient avec celle du mouvement indépendantiste dirigé par le dalaï lama le prix Nobel de la paix en exil en Inde depuis 1959.
Pékin a décidé de réduire le nombre des moines dans les monastères tibétains, affirme le Quotidien du Tibet dans son édition datée du 10 mars.Selon le journal, les ecclésiastiques se comptent dans certaines régions «en plus grand nombre» que les écoliers du secondaire. Fin 1993, la Région autonome du Tibet comptait 1.643 temples et 40.670 moines et nonnes, soit 1,77% de la population, affirme l'organe du Parti communiste, qui ne précise pas combien de ces religieux seront expulsés. «Nous ne devons permettre à personne, surtout pas aux jeunes, d'être forcés d'endosser la soutane, ni permettre aux bouddhas vivants (les hauts responsables du clergé, réincarnations de lamas célèbres, qui se comptent par centaines, NDLR) de recueillir des donations du public...», tonne le journal, qui ajoute que «la direction des temples doit demeurer entre les mains de moines patriotes et respectueux des lois».
D'après les nouveaux règlements dont fait état le quotidien, aucun nouveau temple ne pourra être construit sans autorisation. Les cadres (tibétains) du Parti communiste se voient plus spécifiquement interdire d'exposer chez eux des photos du dalaï lama et d'envoyer




