La peur d'un nouvel attentat dans le métro fait frémir Tokyo
Tokyo, correspondance La police japonaise a lancé hier une enquête de très grande envergure pour tenter de percer le mystère de l'attentat au gaz sarin qui, selon le dernier bilan, a coûté la vie à 8 personnes et empoisonné grièvement 121 autres.
Les pistes sont minces malgré les soupçons qui pèsent sur la secte Aum Shinrikyo (Nouvelle église de la vérité suprême), une riche organisation religieuse fondée il y a huit ans et qui a prédit la fin du monde pour 1997 (lire ci-contre).
Hier soir, un homme soupçonné d'avoir déposé du gaz mortel sur le quai d'une station de métro était toujours hospitalisé dans un état grave. Son interrogatoire n'a donc pas encore eu lieu. Mais selon le Yomiuri Shimbun, le plus grand quotidien japonais, plusieurs personnes l'auraient vu déposer un objet enveloppé dans du plastique à la station de métro Kondenmacho. La police, muette sur l'état d'avancement de l'enquête, aurait recueilli une trentaine de témoignages sur d'éventuels suspects.
Le peu d'indices disponibles, malgré la mobilisation de 300 enquêteurs, angoisse la population de Tokyo. D'autant que, selon le témoignage d'un expert interrogé hier par la chaîne de télévision publique NHK, «le bilan aurait pu être infiniment plus élevé». C'est presque un miracle, estimait-il, si le gaz sarin répandu dans le métro à une heure de pointe n'a fait «que» huit morts...
«On ne sera pas tranquille tant que l'origine de l'attentat n'aura pas été dé




