La presse lance la piste des sectes
Les grands quotidiens japonais pensent que l'attentat pourrait être l'oeuvre de fanatiques mystiques. Ils jettent en particulier le doute sur les activités de la secte religieuse Aum Shinrikyo, dirigée par un masseur aveugle.
Tokyo, correspondance - ALORS QUE LA POLICE n'a pas dit un mot des résultats de son enquête ou même seulement de l'existence d'une piste éventuelle, les grands quotidiens japonais tendent un doigt accusateur vers les nombreuses petites sectes religieuses qui ont élu domicile au Japon. Particulièrement visée, celle qui s'est donné pour nom Aum Shinrikyo (Nouvelle Église de la vérité suprême) clame son innocence. Créée en 1986 et dirigée par Shoko Asahara, un masseur aveugle de 39 ans à la barbe christique se prétendant grand maître bouddhiste et gourou doté de pouvoirs supranormaux, la secte d'Aum a affirmé mercredi qu'elle n'avait «absolument rien à voir avec cette affaire». Dès lundi soir, elle avait même accusé les autorités d'avoir ourdi une machination par le biais de l'attentat du métro, pour la discréditer et faciliter ainsi son démantèlement. Dans un communiqué télécopié émanant du bureau de la secte à Bonn (Allemagne), reçu hier par Libération, le gourou précise que «si la nouvelle d'un suicide collectif commis par nous» devait se répandre, il faudrait la considérer comme fausse et «comprendre que les partisans d'Aum Shinrikyo ont été brutalement supprimés par la puissance d'État du Japon».
La secte rassembler




