Une peine d'amour à l'origine de la carrière du gourou
Le gourou Shoko Asahara, venu en France il y a quatre ans pour y étudier les prédictions de Nostradamus, a fondé la secte Aum Shinrikyo en 1987. Sa vie, il la raconte dans une bande dessinee distribuée à tous ses nouveaux disciples.
Le petit Asahara «sho-chan» (il s'appelle en fait plus banalement Chizuo Matsumoto) a eu une enfance malheureuse. Venu au monde à Kumamoto, presque aveugle, «sho-chan», attendrissant diminutif que les mères donnent à leur enfant, a eu bien du mal à démarrer dans la vie. Anti-héros par excellence, il accumule les maladresses et les mauvaises notes a l'école. Car en classe, «sho-chan» est toujours dans la lune. «Il rêve tout le temps», dit la bande dessinée. Etudiant moyen, il loupe même ses examens de fin d'études l'Université pour aveugles de la préfecture de Kumamoto. Est-ce en réaction à ces jeunes années difficiles qu'il se fait appeler «professeur» ou «maître respecté» par ses disciples? Toujours est-il que «sho-chan» a trouvé un nouvel équilibre dans son rôle de leader. «Je respecte le professeur Asahara plus que ma mère», dit un fidèle dans un prospectus de la secte. «Réaliser mes rêves»
Cheveux longs et visage de Christ, Asahara a basculé dans le bouddhisme et le yoga a la suite d'un chagrin d'amour. «C'est le seul moyen de réaliser mes rêves», dit-il un jour. Le seul moyen, aussi, de se reconstruire et d'échapper à sa déprime. En japonais, Aum signifie à la fois création et destruct




