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Mortels indices dans le sillage d'Aum

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Publié le 27/03/1995 à 1h48

Mortels indices dans le sillage d'Aum

Les preuves s'accumulent contre la secte dans l'enquête sur l'attentat de Tokyo.

Tokyo, correspondance Pour la première fois depuis l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo il y a une semaine, la police a dit publiquement qu'elle avait désormais réuni «suffisamment de preuves» pour soupçonner la secte Aum Shinrikyo de «meurtres avec préméditation».

Cette étape dans l'enquête ouverte juste après l'attentat est importante car elle semble préfigurer, sinon un dénouement imminent, au moins l'ouverture d'une procédure formelle contre les dirigeants de la secte qui sont toujours en liberté. A commencer par son chef et gourou, Shoko Asahara, 40 ans, dont le lieu de résidence est toujours inconnu. Ce dernier a disparu depuis une semaine, mais plusieurs indices concordants permettent de penser qu'il n'a pas eu le temps de quitter le Japon après le début des perquisitions de la police dans les locaux de la secte, mercredi dernier.

Dimanche, munis d'un nouveau mandat de perquisition, plusieurs centaines de policiers en treillis militaires ont entamé une nouvelle fouille systématique des bâtiments d'Aum dans le petit village de Kamikuishiki, là où ils ont déjà trouvé depuis la semaine dernière assez de produits chimiques pour fabriquer de grandes quantités de sarin, suffisamment pour tuer 4,2 millions de personnes, affirmait samedi le Yomiuri Shimbun.

Les enquêteurs ont découvert plusieurs tonnes de 40 substances différentes qui, une fois mélangées

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