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Climat chaud à l'ouverture de la conférence de Berlin

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Publié le 28/03/1995 à 1h46

Climat chaud à l'ouverture de la conférence de Berlin

La fronde des pays pétroliers menace la réunion sur l'effet de serre.

Sous l'égide de l'ONU s'ouvre aujourd'hui à Berlin la conférence des 167 Etats signataires de la Convention internationale sur les changements climatiques. Les ministres doivent décider si les engagements pris à Rio, en 1992, sont suffisants pour limiter l'effet de serre (lire cahier Eurêka). Depuis la réunion préparatoire de février à New York, les diplomates craignent le pire: les pays producteurs de pétrole, alliés pour l'occasion avec la Chine, ont menacé de bloquer la conférence de Berlin dès le premier jour. Pour pouvoir peser sur les décisions, ces Etats réclament la règle de l'unanimité pendant les votes, au lieu de la majorité. Si l'Arabie Saoudite, qui a pris la tête de la fronde, parvenait à ses fins, cette première conférence sur l'environnement depuis le sommet de la Terre de 1992 pourrait tout simplement tourner court.

Car, à Berlin, un des points principaux de l'ordre du jour concerne l'adéquation des engagements conclus à Rio. Celui des pays industrialisés, principaux producteurs de gaz à effet de serre, de ramener leurs émissions nationales au niveau de 1990, n'est probablement pas suffisant pour enrayer la menace d'un bouleversement climatique. La plupart des 167 pays signataires estiment qu'un accord peut être signé à Berlin pour entamer des négociations, à échéance de 1997, sur une baisse plus importante des émissions pour l'après-2000.

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