Nouveaux soupçons au Japon sur la secte Aum
Elle pourrait s'être livrée à des cultures de bactéries.
Tokyo correspondance La secte Aum avait-elle les moyens de provoquer l'«apocalypse» qu'elle prédisait en 1997? Les découvertes faites hier par la police dans l'immense forteresse de la secte dans le village de Kamikuishiki semblent l'attester. La mise à jour d'une quantité importante d'une substance organique permet de penser que, non contente d'emmagasiner les produits chimiques les plus toxiques, la secte pourrait aussi s'être livrée à des expériences bactériologiques. Masahiro Terada, chef du bureau des enquêtes sur les homicides de la police métropolitaine de Tokyo, a confirmé que les enquêteurs qui fouillent les locaux de la secte inlassablement depuis maintenant une semaine ont découvert des stocks de polypeptones. Ces substances sont couramment utilisées par l'industrie pharmaceutique, notamment pour la cultures de bactéries. «Nous devons déterminer à quoi ont pu servir ces polypeptones. Nous sommes sur le point d'entamer l'enquête sur ce sujet», a-t-il dit.
L'agence Kyodo et l'Asahi Shimbun sont plus précis: 160 barils de 18 litres de ce liquide ont été trouvés dans un entrepôt à Kamikuishiki, où, indiquent les enquêteurs, il reste «d'énormes quantités de produits» non identifiés à retirer et à analyser. La police a déclaré hier «n'avoir trouvé aucune machine chimique pouvant être liée à la fabrication d'armes biologiques», mais elle aurait trouvé, selon le quotidien Mai




