Le chef de la police blessé dans un attentat à Tokyo
Kunimatsu était chargé de l'enquête sur la secte Aum.
Tokyo correspondance Le chef de la police japonaise, Takaji Kunimatsu, a échappé de justesse à la mort jeudi, touché par trois balles de 38 mm tirées par un tueur qui l'attendait jeudi matin à la sortie de son appartement, à l'heure où il se rendait à son bureau. Jamais un haut responsable de la police n'avait été pris pour cible depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale au Japon. Posté derrière un poteau, à cinq mètres de la porte d'entrée du bâtiment où habite le numéro un de l'Agence de la police nationale japonaise, l'homme a eu le temps de tirer quatre fois lorsque celui-ci est sorti de chez lui et s'apprêtait à monter dans sa voiture de service. Atteint par derrière, Takaji Kunimatsu, 57 ans, est tombé dans une mare de sang, l'estomac transpercé et touché au flanc droit. Une autre balle est allée se ficher dans sa jambe et une quatrième a raté sa cible.
Son agresseur, le visage dissimulé derrière un masque blanc, a eu le temps de prendre la fuite à bicyclette et n'a pas été retrouvé. Les secours sont cependant arrivés très vite auprès du chef de la police qui était, jeudi soir, hors de danger, après des transfusions de sang massives et une opération qui a duré plusieurs heures. Tous les médias japonais, à commencer par les chaînes de télévision privées, avides de sentationnel, se sont empressés de relever qu'il était l'homme responsable de la tâche redoutable de c




