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La psychose du terrorisme s'empare des Japonais

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Publié le 03/04/1995 à 3h02

La psychose du terrorisme s'empare des Japonais

Tentative d'agression contre le Premier ministre.

Tokyo, correspondance Pas encore remis de l'énorme choc émotionnel suscité par l'attentat au gaz dans le métro de Tokyo et la tentative d'assassinat du chef de la police nationale, perpétrés les 20 et 30 mars, les Japonais ont eu samedi une nouvelle frayeur qui a accru la psychose du terrorisme. Le Premier ministre Tomiichi Murayama a été la cible d'une agression, sans gravité certes mais inquiétante, commise par un militant d'extrême droite. Le chef du gouvernement, un socialiste de 72 ans surnommé avec affection «Grand-Père» par les Japonais, se rendait à l'aéroport de Haneda/Tokyo pour y prendre un vol intérieur. Profitant d'un arrêt de sa limousine blindée à un feu rouge, un homme s'est précipité sur la voiture. Le visage caché par un masque hygiénique en coton blanc, il a frappé sur la vitre de la portière arrière. N'obtenant pas de réponse, il a ensuite tenté en vain de l'ouvrir. La police l'a presque immédiatement neutralisé.

L'agresseur, Akihiko Nishioka, un chauffeur de taxi âgé de 29 ans, s'est présenté comme le chef de la branche de Tokyo d'une organisation ultranationaliste, «La Société du Grand Japon patriotique des Sept Vies» (Dainihon Gokoku Shichishokai). Il affirme avoir seulement voulu prostester de vive voix devant le Premier ministre contre le projet de résolution que le Parti socialiste veut faire adopter par la Diète (Parlement), résolution dans laquelle le J

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