A Berlin, Kohl a la fibre écologiste
Le chancelier allemand s'adressait hier à la conférence sur la Terre.
Berlin, envoyée spéciale En ouvrant hier la seconde partie de la conférence de Berlin sur les changements climatiques, commencée le 28 mars, le chancelier Helmut Kohl s'est découvert une vibrante fibre écologiste. «Plus jamais de mur de la haine, ni entre le Nord et le Sud, ni entre l'Est et l'Ouest... Nous avons désormais l'occasion de travailler à la paix entre les peuples, mais aussi à la paix avec la nature.» Regrettant que les bonnes résolutions prises au Sommet de la Terre de Rio, en 1992, aient été «freinées par la récession économique mondiale et les égoïsmes nationaux», Helmut Kohl a été catégorique: les décisions de la communauté internationale permettant de faire face aux changements climatiques «ne doivent pas être remises aux calendes grecques».
Cette dernière précision valait avertissement à la centaine de ministres et ambassadeurs, représentant les cent quatre pays ayant ratifié la Convention, qui ont pris le relais des fonctionnaires pour négocier. A l'origine, il s'agissait de se mettre d'accord sur un nouveau protocole international de réduction des gaz à effet de serre pour l'après-an 2000. Les antagonismes entre pays industrialisés et pays en développement semblant être insurmontables, les ministres se contenteront probablement d'approuver vendredi un projet de mandat pour de nouvelles négociations. Lesquelles «devront être achevées, si possible, en 1




