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Le dimanche en campagne d'un prétendant à la mairie de Tokyo

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Publié le 08/04/1995 à 4h19

Le dimanche en campagne d'un prétendant à la mairie de Tokyo

Ishihara, candidat «antiséismes», est le favori du vote de ce week-end.

Tokyo, de notre correspondante On n'aura jamais autant parlé de tremblement de terre au Japon. Le sujet, plutot tabou d'habitude, est au centre de la campagne pour l'élection, dimanche, du gouverneur de Tokyo. Car trois mois après le séisme de Kobe, les habitants de la capitale japonaise ont des raisons d'être inquiets. En dépit du discours rassurant des autorités, ils savent que le «Big One», qui peut survenir d'un moment à l'autre, risque de produire ici des effets encore plus dévastateurs que dans le port du Kansai. Soutenu par les trois partis de la coalition au pouvoir, Nabuo Ishihara, 68 ans, a fait de la prévention le thème central de sa campagne.

Dimanche, 9 heures du matin. Le staff de ce bureaucrate à l'abord sympathique s'est donné rendez-vous au nord-est de Tokyo, dans l'arrondissement de Sumida, du nom du fleuve qui sépare le centre de Tokyo de la vieille ville. Un quartier à l'opposé de l'image d'un Tokyo capitale de la haute technologie. Ici, vieilles maisons en bois, petits commerces vétustes, fabriques artisanales et ateliers de réparations en tous genres semblent se chevaucher, tant l'espace est compté. Ishihara n'a pas choisi l'endroit au hasard. En cas de tremblement de terre majeur, l'arrondissement, classé zone rouge, est l'un des plus vulnérables de Tokyo. «Il faut améliorer la sécurité des habitants», répète le candidat en

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