En Chine, les affaires de corruption se multiplient
Plusieurs dirigeants pourraient être inquiétés.
Le suicide mardi dernier à Huairou, dans la banlieue de la capitale, du vice-maire de Pékin, Wang Baosen, accusé de corruption, a été passé sous silence, hier, par la presse officielle chinoise. L'information, qui avait été rendue publique la veille par le fil international de l'agence Chine nouvelle, semble avoir provoqué l'embarras des autorités, qui se refuseraient encore pour l'instant à révéler l'ampleur d'un scandale politico-financier touchant les plus hautes sphères de l'oligarchie communiste.
Wang Baosen, 60 ans, a dû emporter bien des secrets dans sa tombe. Directeur de la puissante Commission au plan de la municipalité, et donc chargé d'attribuer les lucratifs marchés immobiliers, il avait été récemment accusé de «malversations économiques» et faisait l'objet d'une enquête «après avoir été dénoncé», a affirmé hier un responsable de la municipalité. Le vice-maire était en particulier mêlé à l'affaire du centre commercial Oriental Plaza, financé par le milliardaire de Hong Kong Li Ka-shing. Ce projet controversé de 1,2 milliard de dollars, au coeur de Pékin, aurait démarré grâce à de généreux pots-de-vin versés, entre autres, à plusieurs secrétaires de responsables municipaux, arrêtés depuis. Le suicide de Wang pourrait aussi être lié à d'autres affaires de corruption, notamment immobilières, qui éclaboussent la municipalité depuis plusieurs années. Le maire de Pékin, L




