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Le deuxième sacre du président péruvien. Alberto Fujimori a été réélu dès le premier tour avec plus de 60% des voix.

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Publié le 11/04/1995 à 4h15

Le deuxième sacre du président péruvien

Alberto Fujimori a été réélu dès le premier tour avec plus de 60% des voix.

Lima envoyé spécial L'homme que l'opposition dépeignait comme un «empereur» ou même un «dictateur», le président péruvien Alberto Fujimori, 56 ans, a reçu dimanche l'onction du suffrage universel, à l'issue d'un scrutin qui lui ouvre les portes du palais national pour un nouveau mandat de cinq ans. Ce n'est plus un triomphe, mais un sacre. Près des deux tiers (de 62% à 64,3%, selon les pointages) de ses concitoyens l'ont en effet plébiscité, et lui ont offert en prime les clés du Congrès: démentant tous les sondages, le parti du président, Cambio 90-Nueva Mayoria, obtient la majorité absolue des 120 sièges de députés. Fujimori aura tous les pouvoirs, comme il en disposait déjà depuis son «Autogolpe» (coup d'Etat civil) du 5 avril 1992, quand il avait dissous un Parlement hostile, avec l'appui de l'armée, deux ans après sa première victoire. Quant à ses challengers, ils sont atomisés, à l'exception de Javier Perez de Cuellar, qui obtient 21,3% des voix.

Personne ne doutait sérieusement qu'Alberto Fujimori l'emporte. C'est la marge de son succès qui étonne. Le «Chino» lui-même (on le surnomme ainsi en raison de ses origines japonaises) semblait hier soir ne pas en revenir.

Sa victoire a dévié les banderilles que s'apprêtaient à planter ses adversaires pour la lui contester. La tentative de fraude déjouée deux jours plus tôt dans la ville de Huanuco aurait pu entache

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