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Libération

Les limiers de Moscou sur la piste de la secte japonaise Aum

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Publié le 13/04/1995 à 3h04

Le président russe Boris Eltsine a chargé mercredi le parquet

général, les services fédéraux de sécurité (FSB) et la commission gouvernementale sur les questions religieuses de vérifier «toutes les circonstances d'activité sur le territoire russe» de la secte Vérité suprême d'Aum (Aum Shinrikyo) ­ qui est soupçonnée au Japon d'avoir perpétré l'attentat au gaz de combat du 20 mars dernier dans le métro de Tokyo. Fin mars, la justice russe avait déjà fait mettre sous scellés les locaux de la secte, qui dispose de 10.000 à 30.000 fidèles en Russie.

Hier, une ancienne fidèle de la secte Aum en Russie a témoigné, lors d'un procès contre la secte dans un tribunal de Moscou, que la secte avait testé sur certains de ses membres il y a quelques mois «un gaz qui agit sur les nerfs».

Elle a ajouté que ce gaz et d'autres narcotiques avaient été utilisés comme des stimulants destinés à aider les partisans de Shoko Asahara à «pénétrer dans d'autres mondes». Au Japon, après trois semaines d'une enquête d'une prudence extrême, la police japonaise a décidé hier de mettre sous les verrous les uns après les autres tous les dirigeants clés de Vérité suprême d'Aum. En cinq jours, quatre des principaux lieutenants du gourou Shoko Asahara ont été arrêtés. Le plus important d'entre eux, Tomomitsu Niimi, 31 ans, a été cueilli en douceur mercredi à sa sortie d'une résidence de luxe à Tokyo où les plus importants des responsables de la secte avaient élu domicile. «Ministre de l'intérieur» du «gouvernemen

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