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Les prétentions de Pékin en mer de Chine inquiètent l'Asie

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Publié le 14/04/1995 à 3h04

Les revendications chinoises sur les Spratleys dérangent ses

voisins.

La stratégie d'empiètement que semble mettre en oeuvre la Chine en mer de Chine du Sud a suscité une levée de boucliers sans précédent en Asie. Les Philippines ont violemment réagi, tandis que le Japon, la Malaisie, l'Indonésie, Singapour, et même l'Inde montraient des gestes d'impatience. Plusieurs experts japonais disent ouvertement s'inquiéter du fait que Pékin «se sert de sa puissance navale pour asseoir ses revendications». L'homme fort de Singapour, Lee Kuan Yew, a suggéré la semaine dernière l'idée d'un front uni pour faire face à la Chine, qui s'appuie sur un décret de février 1992 revendiquant la mer de Chine du Sud dans sa globalité. Pékin, qui a ravi, en 1974, aux Vietnamiens l'archipel des Paracels, à 400 km de ses côtes, puis a livré bataille, en 1988, avec Hanoi (72 morts) pour s'emparer par surprise de six îlots des Spratleys a bâti, fin 1994, quatre structures sur un groupe d'atolls des Spratleys revendiqué par les Philippines. Manille a répliqué en dynamitant, en mars-avril, plusieurs «bornes» chinoises plantées à proximité de ses côtes, et en emprisonnant 62 «pêcheurs» chinois.

Potentiellement riches en ressources naturelles, les Spratleys sont revendiqués en partie par le Viêt-nam, la Malaisie, les Philippines, Brunei, et en totalité par Taiwan et la Chine. L'Indonésie, qui était jusqu'alors soigneusement restée à l'écart, a demandé la semaine dernière des explications à Pékin au sujet de n

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