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Après la fausse alerte attribuée à la secte Aum, la capitale japonaise respire

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Publié le 17/04/1995 à 2h58

Après la fausse alerte attribuée à la secte Aum,

la capitale japonaise respire Tokyo, ville morte un samedi: du jamais vu. Jamais depuis la fin de la guerre la grande métropole n'avait vécu telle psychose. D'ordinaire noirs de monde, les quartiers commerçants sont restés ce jour-là étrangement vides. La sinistre prophétie d'un grand séisme et d'un événement «horrible» le 15 avril attribuée au gourou de la secte Aum Vérité suprême avait produit son effet. Les habitants sont restés chez eux.

Mais la prédiction ne s'étant pas matérialisée, dimanche les foules étaient revenues dans les rues. My City et Lumine, les deux gigantesques galeries marchandes à Shinjuku, le Manhattan de Tokyo, avaient rouvert leurs portes.

Des milliers de policiers resteront cependant en alerte rouge jusqu'à lundi soir. Les hôpitaux de la ville ont reçu des stocks d'atropine, un antidote au gaz sarin, pour parer à toute répétition de l'attentat du métro il y a un mois. Les médecins de garde la nuit sont plus nombreux qu'en temps normal. Dimanche, une douzième victime de l'attentat est morte. Sur les 5.500 personnes intoxiquées le 20 mars dernier, il y aurait encore une vingtaine de personnes dans un état grave, dont certaines dans un coma irréversible, selon des sources hospitalières. Si l'angoisse a baissé d'un cran depuis samedi minuit, l'inquiétude demeurera aussi longtemps que la police n'aura pas établi de façon irréfutable la culpabilité de la secte dans l'attentat et, si tel est le cas, mis sous les

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