COULISSES EUROPÉENNES
Poisson d'avril (suite). La réalité dépasse la fiction du 1er avril. Contrairement à ce que nous écrivions la semaine dernière, l'hallucinante proposition de directive de la Commission «fixant la méthode de calcul de la valeur énergétique des aliments pour chiens et chats visant des objectifs nutritionnels particuliers» n'est pas un gag mais un texte bien réel. Dont acte.
Libre-échange.
Avec un peu de retard à l'allumage, plusieurs pays commencent à s'émouvoir du danger des accords de libre-échange que l'Union européenne négocie ou se prépare à négocier avec une bonne partie de la planète. «Cette approche est extrêmement dangereuse pour l'agriculture communautaire puisqu'il sera impossible de maintenir le traitement spécifique qui a toujours été accordé au secteur agricole», s'est indigné le ministre français de l'Agriculture devant ses collègues européens, lundi dernier, à Luxembourg. Mais Jean Puech ne fut pas seul à dénoncer cette mise en cause rampante de la politique agricole commune (PAC). L'Espagne, la Belgique ou encore l'Irlande ont aussi donné de la voix. Des zones de libre-échange sont en projet avec les pays d'Europe de l'Est, du sud de la Méditerranée et du Moyen-Orient, de l'Amérique du Sud ainsi qu'avec l'Afrique du Sud. Mieux: il y a deux semaines, à Strasbourg, Carlos Westendorp, le ministre espagnol des Affaires européennes, expliquait que l'une des priorités de la présidence espagnole, qui commence le 1er juillet, serait d'étudier la




