Nouvelle agression au gaz dans le métro japonais
A Yokohama, 372 personnes ont dû être hospitalisées.
Tokyo, correspondance T rois cent soixante douze personnes ont été hospitalisées ou soignées sur place hier après avoir inhalé un gaz potentiellement mortel dans la gare principale de la grande cité portuaire de Yokohama, dans la banlieue de Tokyo. Selon un porte-parole des pompiers de la ville, il s'agit de phosgène, un gaz «hautement dangereux» composé d'un mélange de monoxide de carbone et de chlore. Le phosgène entre dans la composition du gaz moutarde, ou Ypérite, un gaz de combat utilisé durant la première guerre mondiale. Moins diserte, la police a pu déterminer que ces émanations provenaient d'une «substance» déposée simultanément dans au moins deux endroits différents et a ouvert une enquête pour «acte criminel».
Ce nouvel épisode intervient un mois après l'attentat meurtrier au gaz de combat sarin dans le métro de Tokyo (12 morts), dont les auteurs n'ont toujours pas été formellement identifiés. La police japonaise, qui est d'une prudence et d'une lenteur de moins en moins compréhensible pour la population japonaise, a néanmoins annoncé hier l'arrestation du numéro deux de la secte Aum Vérité Suprême, vers qui tous les soupçons se sont tourné depuis au moins trois semaines. Il s'agit de Kiyohide Hayakawa, le «ministre de la construction» de la secte, soupçonné d'avoir été responsable d'opérations d'enlèvements et de séquestration de fidèles qui voulaient quitter la se




