L'arrivée du «Pacific Pintail» retardée au Japon
Le bateau chargé de déchets radioactifs n'a pu accoster dans le port de Mutsu Ogawara.
Mutsu Ogawara, envoyée spéciale Il aura fallu une journée entière de difficiles tractations pour que le Pacific Pintail, transportant 14 tonnes de déchets nucléaires issus des usines de la Cogema, à La Hague, puisse obtenir l'autorisation d'accoster dans le port de Mutsu Ogawara, à 750 kilomètres au nord-est de Tokyo. Alors qu'aucun incident majeur n'avait jusqu'ici perturbé cette délicate traversée, contre toute attente, c'est le gouverneur d'Aomori, élu il y a deux mois, qui est venu jouer les trouble-fête en refusant l'autorisation au bateau d'accoster. Morio Kimura exigeait du gouvernement l'assurance que les déchets vitrifiés ne seront pas stockés définitivement dans la région.
Toute la journée, le gouvernement a dû négocier avec le gouverneur intransigeant pour obtenir finalement son feu vert dans la soirée. Et pour pouvoir programmer l'accostage ce matin, contraignant le bateau à passer une nuit supplémentaire en mer, à peine à plus d'un kilomètre de la côte japonaise.
Le gouverneur, membre du Shinshinto, le principal parti d'opposition, ne pouvait trouver, il est vrai, meilleure occasion pour faire entendre sa voix: télévisions, journaux, radios, les médias japonais et internationaux étaient venus en masse couvrir l'événement. Depuis deux jours, la NHK, la chaîne publique, prépare des «directs» du retour, le premier du genre, de «produi




