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Colère à Miami après le rapatriement forcé de 13 réfugiés cubains

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Publié le 10/05/1995 à 5h11

Colère à Miami après le rapatriement forcé de 13 réfugiés cubains

Le rapatriement forcé par les gardes-côtes américains de 13 boat people cubains interceptés le 3 mai au large des îles Caïmans suscite la colère des exilés cubains de Miami, qui envisagent une campagne de «désobéissance civile». Plusieurs d'entre eux ont bloqué dimanche la route d'accès au port avec un semi-remorque, tandis que des manifestants entouraient le paquebot de croisière qui avait recueilli les balseros avant de les remettre aux services de l'immigration.

Ces 13 réfugiés devaient être transportés hier après-midi à Cabanas, la principale base militaire cubaine, à 60 km à l'ouest de la capitale. Ils sont les premiers à être refoulés d'office à Cuba en vertu de l'accord entre Washington et La Havane, rendu public le 2 mai. Les autorités américaines se sont engagées à accorder 20.000 visas annuels aux Cubains désireux de s'installer aux Etats-Unis, mais à renvoyer tous les immigrés clandestins. Les responsables cubains, pour leur part, doivent s'abstenir de toutes représailles contre les rapatriés.

Les dirigeants républicains se mobilisent contre cet accord. Robert Dole, leader de la majorité au Sénat, et Newt Gingrich, président de la Chambre des représentants, ont souligné que c'était la première fois que les Etats-Unis contraignaient des réfugiés à retourner dans un pays communiste. Pour Gingrich, la stragégie américaine «devrait être d'accélérer la chute du régime, et non pas de trouver des moyens de le

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