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Analyse

Une décision attendue, sous influence électorale. Le veto est conforme aux positions de Washington. Mais Jérusalem constitue un enjeu de politique intérieure.

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Publié le 19/05/1995 à 4h53

Washington, de notre correspondant

Le veto américain au projet de résolution du Conseil de sécurité qui critiquait la volonté israélienne de confisquer des territoires dans la partie orientale de Jérusalem était attendu. Il ne devrait pas, estime-t-on à Washington, avoir de conséquence majeure sur la poursuite du processus de paix, ni sur le rôle que jouent les Etats-Unis dans la région. Côté américain, on souhaitait visiblement hier minimiser la portée de ce veto en y voyant simplement l'acte ultime d'une négociation de coulisse qui aurait mal tourné, les Palestiniens ayant cru jusqu'au bout que les Etats-Unis s'abstiendraient lors du vote. Officiellement ­ comme l'a dit l'ambassadrice américaine à l'ONU Madeleine Albright en annonçant qu'elle n'usait du veto qu'avec «réticence» ­, Washington considère en fait que le sort de Jérusalem est une question trop sérieuse pour être laissée au Conseil de sécurité et qu'elle doit être débattue directement par les deux parties prenantes, qui s'en saisiront l'an prochain. Les journaux américains n'ont d'ailleurs pas accordé une place excessive à l'affaire, reléguée en pages intérieures, même si c'est la première fois depuis cinq ans que les Etats-Unis usent de leur veto au Conseil de sécurité.

Le veto américain aurait sans doute été opposé à la résolution, quelle que soit par ailleurs la situation, et quel que soit peut-être le président (Bill Clinton, tenu informé de l'évolution des discussions, a approuvé lui-même mercredi matin son u

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