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Moscou se rapproche de l'Otan. La Russie continue à s'opposer à l'élargissement de l'Alliance à l'Est.

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Publié le 01/06/1995 à 6h13

Noordwijk,

envoyée spéciale La Russie a enfin accepté, hier, à Noordwijk (Pays-Bas), les deux documents qui lui permettront d'appliquer, de manière privilégiée, le Partenariat pour la paix qu'elle a signé en juillet 1994. Ce programme, qui propose des échanges d'information militaire et des manoeuvres communes avec les membres de l'Alliance atlantique, est réservé aux ex-pays communistes et a déjà été signé par 26 Etats.

«Nous réaffirmons ainsi notre intérêt mutuel dans le développement d'une coopération compréhensive» entre la Russie et l'Otan, s'est félicité le ministre des Affaires étrangères russe, Andreï Kozyrev. Pour marquer son hostilité aux projets d'élargissement de l'Alliance, en décembre dernier, ce dernier avait provoqué un tollé en refusant au dernier moment de donner son feu vert aux deux documents. Après un gel de quelques mois des relations militaires, la relative clémence des Occidentaux sur la question tchétchène, et la perspective d'un nouveau renforcement des relations sous la forme d'une charte ou d'un traité, ont eu raison des dernières réticences de Moscou.Outre un programme individuel d'application du Partenariat pour la paix, qui fixe les grandes lignes de la coopération militaire, la Russie a obtenu un traitement de faveur. Les partenaires pourront ainsi échanger des informations sur les problèmes de politique et de sécurité de dimension européenne, avoir des consultations politiques sur des questions d'intérêt commun (prolifération des armes de destr

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