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Revendications contestées de l'attentat de Medellin. Un communiqué de la guérilla colombienne a été démenti.

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Publié le 13/06/1995 à 5h25

Qui a perpétré le sanglant attentat de Medellin, où une

vingt-huitième personne est morte lundi des suites de ses blessures, deux jours après l'explosion du parc San Antonio? Un communiqué diffusé dimanche soir par la 7, une chaîne de télévision, a concentré les soupçons sur les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), le plus puissant des mouvements de guérilla encore actifs dans le pays: «Les milices bolivariennes des Farc revendiquent cette action en dépit de ses regrettables conséquences. Elle visait la statue El Pajaro («l'oiseau»), qui a coûté 850.000 dollars.» Les auteurs présumés de l'attentat affirmaient «regretter les morts», ajoutant «qu'ils n'avaient pas d'alternative face à l'intransigeance des autorités».

Mais un peu plus tard, un autre communiqué attribué aux Farc et adressé à Radio Caracol démentait toute responsabilité du mouvement subversif, qualifiant de «faux» le texte lu à la télévision. Les jours qui viennent lèveront l'équivoque: dans la déclaration litigieuse, les guérilleros annonçaient la poursuite de leurs attaques contre toutes les oeuvres du sculpteur Fernando Botero, père et homonyme de l'actuel ministre de la Défense, ce dernier étant la véritable cible de la bombe de Medellin. L'exécution de cette menace équivaudrait à une signature.

Le gouvernement a offert une récompense de 650.000 dollars (3,25 milions de F) pour toute information permettant de retrouver les auteurs de la tuerie. «Il serait irresponsable de rendre publiqu

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