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L'horreur au fil de l'enquête sur Aum.Une procédure va être lancée pour faire perdre à la secte son statut.

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Publié le 22/06/1995 à 6h03

L'horreur au fil de l'enquête sur Aum

Une procédure va être lancée pour faire perdre à la secte son statut.

Tokyo, correspondance Alors que l'on croyait les membres de la secte Aum Shinrikyo hors d'état de nuire depuis l'arrestation du gourou le 16 mai dernier, la prise en otages des 365 personnes à bord du Boeing 747 de la compagnie japonaise All Nippon Airways (ANA) par un homme se disant membre de l'organisation religieuse a, une nouvelle fois, plongé le pays dans un profond désarroi.

Malgré le démenti immediat du porte-parole de la secte, l'un des rares responsables de l'organisation religieuse encore en liberté, les medias japonais ont immédiatement embrayé, peut-être un peu trop rapidement, sur la piste Aum. En début d'après-midi, moins de trois heures après l'annonce de la prise d'otages, les journaux distribuaient déjà gratuitement une édition spéciale de quatre pages à la sortie du métro. Au-dessus d'une photo en noir et blanc de l'appareil immmobilisé sur l'aéroport de Hakodate, dans le nord du pays, ces feuilles imprimées à la hâte retenaient toutes l'hypothèse d'un nouvel acte criminel de la secte.

Cet incident survient le jour même où l'on a appris que le gourou, Shoko Asahara, avait reconnu devant les enquêteurs être à l'origine du meurtre crapuleux d'un de ses disciples. Selon la presse japonaise d'hier, qui cite des sources policières, la scène, à la fois sordide et rocambolesque, se serait produite il y a un peu plus d'un an à Kamikuishiki, au pied du mont Fuji

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