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Libération

Boutros-Ghali veut interdire les mines antipersonnel

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Publié le 10/07/1995 à 6h26

Genève,

de notre correspondant Lors de la réunion internationale sur le déminage qui s'est réunie jeudi et vendredi à Genève, le secrétaire général de l'ONU, Boutros-Ghali, a appelé à une totale interdiction de la production et de la vente des mines terrestres antipersonnel: «Les mines sont des armes inhumaines, il faut donc les supprimer de manière générale et absolue... il faut en interdire l'usage, il faut en prohiber la fabrication, il faut en détruire les stocks!», s'est-il exclamé. Sadako Ogata, le haut commissaire aux réfugiés, a déclaré que son organisation boycotterait les sociétés qui fabriquent de telles armes. L'appel le plus touchant est venue d'une petite Somalienne de 8 ans, Faduma Bihi Koshi, qui a perdu ses deux jambes il y a quatre ans en marchant à proximité de sa maison: «Je ne peux plus jouer comme avant. Je ne peux pas aller l'école. Je souhaite que l'on ne mette plus de mines, comme ça les enfants ne seront plus blessés.»

Selon l'organisation Human Rights Watch, cinq millions de mines sont produites chaque année par une centaine d'entreprises dans plus d'une cinquantaine de pays. La Chine, l'Italie et la Russie sont les principaux pays producteurs. Il y aurait aujourd'hui 110 millions de mines qui attendent leurs victimes, soit une pour douze enfants, selon l'Unicef. Chaque année dix mille personnes en meurent et deux fois plus sont mutilées. Plus d'un tiers des victimes ont moins de 15 ans. Selon le Comité international de la Croix-Rouge, il faudrait a

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