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Le Premier ministre nippon sauve sa têteMalgré le revers des socialistes, la coalition au pouvoir garde la majorité.

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Publié le 24/07/1995 à 6h50

Tokyo,

de notre correspondant La coalition tripartite au pouvoir au Japon a réussi à conserver une confortable majorité à la Chambre des conseillers (le Sénat de la Diète japonaise), à l'issue des élections législatives de dimanche, mais le Parti socialiste, présidé par le Premier ministre, Tomiichi Murayama, est tombé à son plus bas niveau historique, infligeant au chef du gouvernement nippon un échec personnel grave. Premier scrutin à l'échelle nationale depuis l'arrivée au pouvoir de cette coalition contre nature, qui rassemble les conservateurs du parti libéral-démocrate (PLD), les centristes du Sakigake (Parti des pionniers), et les socialistes, les élections ont, d'autre part, confirmé le désintérêt croissant des Japonais pour la politique, puisque le taux de participation est tombé à 43%, un plancher record depuis la fin de la guerre.

Le parti socialiste est parvenu à tout juste atteindre la barre des quinze sièges, en deçà de laquelle les politologues estimaient que le Premier ministre aurait été contraint de démissionner. Le PS demeure cependant loin de son objectif initial: retrouver ses vingt-deux sièges remis en jeu dimanche. Ce revers électoral n'empêchera donc pas Murayama de continuer à gouverner, du moins aussi longtemps que le PLD, plus que jamais le véritable patron de la coalition, puisqu'il a bien tiré son épingle du jeu, ne sera pas parvenu à lui choisir un successeur dans ses propres rangs.

Cinq cent soixante-sept candidats de vingt-trois partis s'étaient

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