Le Premier ministre japonais Tomiichi Murayama a procédé hier à un
large remaniement de son gouvernement. Ce changement, attendu depuis la défaite des trois partis de la coalition au pouvoir (Parti libéral démocrate, Parti socialiste et parti Sakigake) aux élections sénatoriales du 23 juillet dernier, concerne la quasi-totalité des membres de l'équipe dirigeante à l'exception des titulaires des trois postes clés du gouvernement. Le ministre des Affaires étrangères, Yohei Kono, celui du Miti (équivalent du ministère du Commerce), Ryutaro Hashimoto, et le ministre des Finances, Masayoshi Takemura, restent en place.
«Profond» dans la forme, ce remaniement, qui ne bouleverse toutefois pas l'équilibre des forces au sein de la coalition, ne devrait guère améliorer l'image passablement déteriorée du gouvernement. Selon un sondage publié hier par le quotidien des affaires Nihon Keizai Shimbun, 43,6% des Japonais ont une opinion défavorable de l'équipe gouvernementale. C'est son plus mauvais score depuis l'arrivée au pouvoir de Tomiichi Murayama, voilà treize mois. L'accumulation de mauvais indicateurs économiques ces derniers mois a accrédité, aux yeux de beaucoup de Japonais, la thèse selon laquelle les dirigeants politiques japonais sont incapables de mettre en oeuvre des réformes de fond.
En obtenant que Yohei Kono et Ryutaro Hashimoto, qui se disputent le leadership du Parti libéral démocrate, restent à leur poste respectif, Tomiichi Murayama a évité le déclenchement des hostilités




