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Critiques à Pékin contre le «modèle occidental d'émancipation»La secrétaire générale de la conférence s'est inquiétée d'un risque de «retour en arrière».

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Publié le 07/09/1995 à 8h31

Pékin,

de notre correspondante La Conférence des femmes de Pékin qui entre dans son quatrième jour, a de nouveau donné l'occasion aux représentants officiels étrangers de s'exprimer sur la question hautement sensible des droits de l'homme en Chine. Mardi, Bernadette Chirac, l'épouse du président français avait remis au Premier ministre chinois, Li Peng, lors d'un déjeuner privé, une liste d'une douzaine de prisonniers politiques, pour la plupart des femmes, que le gouvernement français souhaiterait voir libérés.

De son côté, l'ambassadeur australien a dû intervenir sur le site du forum des organisations non gouvernementales (ONG) pour venir en aide à deux Tibétaines en exil qui étaient entourées par une foule chinoise hostile, rapporte un journaliste australien qui assistait à la scène. Les deux Tibétaines, naturalisées Australiennes étaient en train de répondre aux questions d'une équipe de télévision, lorsque plusieurs dizaines de Chinois les ont entourées et injuriées. Les deux Tibétaines ont été conduites dans la tente d'une ONG australienne, mais la foule hostile a suivi. Les deux femmes ont finalement dû être évacuées en voiture diplomatique, l'ambassadeur s'interposant entre elles et leurs agresseurs. L'incident a été suivi d'une protestation véhémente de l'ambassade d'Australie auprès du ministère chinois des Affaires étrangères. Des familles de victimes des massacres de Tiananmen ont par ailleurs écrit au parlement chinois pour exiger la libération de Ding Zilin, une

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