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Libération

Tensions à Greenpeace après le fiasco de Mururoa. Les capitaines de la flottille écologiste sont critiqués.

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Publié le 15/09/1995 à 8h45

Sans attendre la fin de sa campagne dans le Pacifique contre les

essais nucléaires français, les insultes commencent à voler au sein de la direction internationale de l'organisation écologiste. Qui est responsable de la perte du Rainbow-Warrior II et du MV-Greenpeace, confisqués par la France le 1er septembre? Qui a pris la décision stupide d'envoyer «au feu» si vite, et ensemble par-dessus le marché, les deux principaux navires de la flotte arc-en-ciel, au risque de compromettre les suites de l'action protestataire autour de Mururoa?

Dans son édition d'hier, le quotidien anglais The Guardian évoque la fureur de deux hauts responsables de Greenpeace, qui auraient envisagé «un passage en cour martiale» interne, pour «les individus qui ont désobéi et qui sont responsables» de ce fiasco. A en croire The Guardian, Thomas Schultz, coordinateur des campagnes sur le nucléaire et le désarmement au sein de Greenpeace International, et son supérieur direct Ulrich Jurgens, directeur général des campagnes, estiment que les «campaigners» à bord et les deux capitaines n'ont pas tenu compte de leurs directives, qu'ils ont précipité l'action pour complaire aux médias impatients. «Ces individus devront rendre des comptes», déclare Shultz au quotidien britannique, qui assure qu'une réunion d'évaluation aura lieu fin octobre, pour mettre à plat les responsabilités.

Au siège londonien de Greenpeace Communication, l'attachée de presse, Cindy Baxter entend ramener l'épisode à de justes proportions:

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