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Jean Paul II profil bas à JohannesburgLe pape a voulu ménager hier le clergé sud-africain, réputé très libéral.

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Publié le 18/09/1995 à 8h13

Johannesburg,

de notre correspondant Certains ont pris les premiers trains en gare de Soweto à trois heures du matin, les bras chargés de panier pique-nique et de petits drapeaux de papier aux couleurs jaunes et blanches du Vatican. D'autres sont arrivés d'Angola, du Zaïre et du Mozambique ces derniers jours. Il y avait, à la messe donnée par Jean Paul II hier matin, tout ce que la «nation arc-en-ciel» sud-africaine compte de couleurs et d'origines. Des catholiques zoulous, tswanas, sothos, khosas, mais aussi des Blancs d'origine polonaise, croate, portugaise, française. Un peu de plus de 330.000 billets d'entrée avait été distribués, mais, selon le service d'ordre, environ 250.000 personnes se sont rendues au champ de course de Germiston, dans la banlieue de Johannesburg.

Pour chauffer l'atmosphère avant l'arrivée du pape, un prêtre empoigne le micro, soutenu par 18 tours de haut-parleurs, et appelle la foule à faire des vagues mexicaines en scandant des «Nous t'aimons, Jean Paul II!». Un coeur de deux mille chanteurs à la voix grave se met à entonner des gospels, repris par la foule. A l'arrivée de Nelson Mandela, de confession méthodiste, et de ses deux vice-présidents, une cohorte de jeunes danseurs multicolores battent le sol au rythme des tambours.

Après un long passage de la papamobile à travers la foule, Jean Paul II, flanqué des archevêques du Natal et de Johannesburg, peut enfin commencer la messe. La foule, bien que placée à plusieurs centaines de mètres de la scène

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