Un nouveau contingent de 55 employées de maison philippines,
réfugiées dans leur ambassade à Koweit à la suite de sévices infligés par leurs employeurs, a été rapatrié dimanche, a annoncé mardi un diplomate philippin. Trente autres employées fuyant le Koweit doivent être rapatriées dans le courant de la semaine. Elles viendront s'ajouter aux 506 autres qui ont déjà demandé à retourner dans leur pays depuis janvier, à la suite d'un accord, en avril, entre Manille et le Koweit.
Le gouvernement philippin a eu beau s'insurger contre la terreur dont sont victimes nombre de ses ressortissantes, les choses semblent n'avoir guère évolué dans l'Emirat. Les viols, privations, non-paiement du salaire et sévices en tout genre infligés par les employeurs koweiti aux employés de maison philippins s'aggravent même à en juger par le nombre de rapatriés depuis la «libération» du Koweit, en mars 1991. En 1994, plus de 465 des 1.578 Philippines qui s'étaient refugiées dans la chancellerie, ont été rapatriées. Certaines sont arrivées à Manille avec le visage tuméfié. L'année précédente, le prince héritier, cheikh Saad al-Abdallah al-Sabah, avait rapatrié à ses frais plus d'un millier d'employées de maison asiatiques, dont 492 Philippines. Près de 200.000 ressortissants de pays asiatiques, dont 50.000 Philippins, travaillent comme employés de maison au Koweit (1,8 million d'habitants). Les locaux des ambassades de l'Inde, du Bangladesh ou du Sri Lanka à Koweit-City sont également sollicités réguli




