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Libération

Trois soldats américains inculpés de viol et livrés à la police nippone à Okinawa

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Publié le 30/09/1995 à 7h52

Les trois soldats américains soupçonnés du viol d'une écolière à

Okinawa, petite île du sud de l'archipel abritant la plus grande base américaine du Pacifique, ont été inculpés hier par la justice japonaise et livrés à la police locale. Cette affaire a déjà provoqué une très vive polémique au sein de la population de l'île, qui supporte de plus en plus mal l'imposante présence militaire américaine.

Le refus de l'US Navy, la semaine dernière, de livrer les trois officiers incriminés à la justice avant leur inculpation, au nom de l'accord bilatéral sur le statut des forces stationnées sur le sol japonais, avait déchaîné la colère des habitants. Au point que le président américain, Bill Clinton, a jugé nécessaire d'intervenir publiquement en assurant que rien ne viendrait entraver le cours de l'enquête des policiers japonais. Depuis la révélation de l'acte criminel, les responsables américains aux Etats-Unis et au Japon, très embarrassés, ont multiplié les excuses au peuple japonais pour cet «acte honteux» et «odieux». Le commandant de la base américaine d'Iwakuni, dans la préfecture de Yamaguchi, a adressé à ses troupes un sérieux rappel à l'ordre afin de dissiper l'image d'«odieux Américains» qui colle à la peau des marines depuis le viol d'Okinawa.

Car cette affaire n'est pas la première. Dans le journal interne de la base, le Colonel Robert S. Melton a aussi fait état d'autres «incidents graves» impliquant des militaires américains ces dernières semaines, incidents qui ont mo

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