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Portrait

Hashimoto, futur homme fort du pays du Soleil-LevantIl est pressenti comme prochain Premier ministre.

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Publié le 04/10/1995 à 9h36

Tokyo,

de notre correspondante Promis à devenir Premier ministre du Japon à l'issue des élections générales qui doivent se dérouler au printemps prochain, Ryutaro Hashimoto devait être nommé hier vice-Premier ministre. Des pattes à la Elvis Presley, des cheveux soigneusement gominés en arrière, l'élégance et le regard en biais du séducteur, le nouveau chef du Parti libéral démocrate (PLD, conservateur, le plus grand parti politique japonais) est un homme qui plaît aux femmes. Les Japonaises semblent même pardonner les accents macho de celui qui occupe également les fonctions de ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur (Miti). N'avait-il pas déclaré que les études supérieures pour les femmes étaient un frein à la maternité?

Le franc-parler de l'homme qui est pressenti pour devenir le futur Premier ministre du Japon peut être caustique. Les phrases assassines qu'il affectionne sont autant d'audaces mises en exergue par les commentateurs politiques, qui l'affublent d'une réputation d'homme politique «nouveau». «Nouveauté» qui tient à sa capacité à s'affirmer comme un ministre qui dirige vraiment son ministère, ce qui est rare au Japon, autant qu'à son horreur du compromis, ce qui est encore plus rare au pays du consensus.

Cette étiquette «nouvelle vague» s'accommode pourtant mal d'un homme blanchi sous le harnais. Fils de ministre, Ruytaro Hashimoto a été élu le plus jeune député à la Diète en héritant, à 26 ans, du «fief» électoral de son père en 1963. Spécialiste des que

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