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coulisses- bruxellesOuverture vers Cuba

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Publié le 05/10/1995 à 9h33

Alors que les parlementaires américains veulent encore resserrer

l'étau de l'embargo contre Cuba, l'Union européenne a décidé lundi d'explorer avec La Havane la mise sur pied d'une coopération en bonne et due forme. Du pain bénit pour Castro, à l'affût de capitaux pour survivre au désastre provoqué par l'abandon de son protecteur soviétique. A condition qu'il y mette le prix. Javier Solana, ministre des Affaires étrangères de l'Espagne qui préside actuellement l'UE, a été clair. Le dialogue avec Cuba doit être «l'occasion d'un échange de vues sur les réformes en cours et d'autres réformes nécessaires, notamment sur le développement de la société civile, les garanties pour le respect des droits de l'homme et des libertés, et l'élargissement de la sphère d'initiative privée». Castro s'était entendu dire la même chose, le 17 mai à La Havane, avec une franchise contrastant avec la flatterie diplomatique dont il est habituellement l'objet, par la commissaire européenne Emma Bonino: «Cuba a une occasion qui ne se présente pas chaque jour, et vous n'avez pas beaucoup de temps pour la saisir.» Le communiqué de Luxembourg récompense les efforts de l'Espagne, premier investisseur à Cuba, qui veut profiter de son tour à la tête de l'Europe pour normaliser les rapports de l'UE avec Cuba. Madrid bénéficie de l'appui de la France, qui avait déroulé le tapis rouge au printemps pour accueillir à Paris le dictateur cubain. Les Quinze, pas plus que le Mexique ou le Canada, autres partenaires d

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