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Libération

Vague d'arrestations au Timor oriental

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Publié le 19/10/1995 à 9h08

Les violentes émeutes contre l'occupation indonésienne dont le Timor

oriental a été le théâtre du 9 au 12 octobre se sont soldées par au moins deux morts et des douzaines de blessés. Une vague d'arrestations déclenchée dans les milieux indépendantistes s'est traduite, elle, par plus de 200 arrestations. Le vaste coup de filet se poursuivait hier, selon un porte-parole de la Croix-Rouge internationale. La rafle a lieu essentiellement à Dili, la capitale. Les émeutes ont commencé après que des manifestants ont exigé que des jeunes arrêtés un mois auparavant suite à des incidents religieux soient relâchés.

Le Timor oriental, où la population est catholique, a été envahi par l'Indonésie, pays à majorité musulmane, en 1975. L'annexion de la partie orientale de l'île de Timor, en 1976, n'a pas été reconnue par la communauté internationale, et le Portugal, l'ancienne puissance coloniale, est toujours considéré par l'ONU comme la puissance administratrice. Des centaines de milliers de Timorais ont péri dans les années qui ont suivi l'annexion, soit de faim, soit dans les combats entre les indépendantistes du Fretilin et l'armée indonésienne. Après un semblant d'accalmie, les affrontements ont repris le 12 novembre 1991. Entre 50 et 270 manifestants timorais ont été abattus par l'armée. En dépit d'une guérilla moribonde, les heurts entre l'armée et les civils sont depuis récurrents. L'installation des populations indonésiennes à Timor-Est, également très mal ressentie, sert aussi souv

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