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Le sort du gouvernement Dini tient à quelques voixLes députés italiens se prononcent demain sur la censure.

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Publié le 25/10/1995 à 8h58

Rome,

de notre correspondant Avec en toile de fond la chute de la lire et de la Bourse, l'Italie politique s'apprête à vivre un psychodrame qui pourrait bien se révéler le dernier de la législature. Cinq jours à peine après l'éviction du ministre de la Justice, la crise connaît, en effet, une brusque accélération qui menace directement la survie du gouvernement Dini et ouvre la voie à de nouvelles élections législatives avant la fin de l'année. Hier après-midi, la Chambre des députés a entamé le débat sur la motion de censure présentée contre le gouvernement par Silvio Berlusconi et l'opposition de droite. Après avoir cherché en vain à recueillir le nombre de signatures nécessaires pour présenter sa propre motion, Rifondazione Communista, le parti d'extrême gauche issu du défunt PCI, a annoncé finalement son intention de se joindre à la droite. «C'est une opération d'hygiène démocratique», a lancé le leader néocommuniste, Fausto Bertinotti, qui n'a jamais caché son hostilité à l'égard d'un gouvernement «technocratique et antipopulaire». Du coup, demain, lors du vote sur la censure, cette alliance «objective» entre tous les partis d'opposition devrait recueillir la majorité des voix des 627 députés, 315 contre 312 selon les derniers pointages. Sauf défections et surprises de dernière minute, le président du Conseil Lamberto Dini serait donc mis en minorité. Le président de la République ne pourra alors que prendre acte de la crise, signer le décret de dissolution du Parlement

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