Elle marchait sur la via Tuscolana, l'un des quartiers les plus
peuplés de la banlieue de Rome, quand vers 14h30 samedi, les carabinieri du Ros la division des opérations spéciales l'ont interpellée: Margot Christa Fröhlich, 53 ans, allemande, membre présumée de la RAF la Fraction armée rouge et recherchée par la France qui l'accuse d'avoir participé à un attentat à Paris en 1982, n'a même pas cherché à s'échapper. Il est vrai qu'elle sortait de la prison de Rebibbia, où elle avait rendu visite à son mari, Sandro Padula, militant des Brigades rouges, condamné à perpétuité pour avoir fait partie d'un commando qui avait tué un général de l'armée italienne. Les services italiens étaient donc au courant de sa présence sur le territoire national, ainsi que de la vie assez discrète qu'elle y menait.
Cette intervention des policiers italiens avait été demandée avec insistance par les services français, qui recherchaient Margot Fröhlich pour sa participation présumée à l'attentat du 22 avril 1982 contre le journal de langue arabe al-Watan al-arabi, rue Marbeuf, à Paris, dans lequel un passant fut tué. Elle est soupçonnée d'avoir loué l'Opel Kadett qui avait explosé. Depuis, elle fait l'objet d'un mandat d'arrêt international délivré par le juge Bruguière. On s'attend maintenant à ce que la France présente une demande d'extradition en bonne et due forme à l'Italie.
Ce n'est pas la première fois que Margot Fröhlich est arrêtée en Italie. Le 18 juin 1982, la police de Fiumicino, l'aé




