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Le tribunal de Tokyo décide de dissoudre la secte AumLes fidèles pourront continuer à assister au culte.

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Publié le 31/10/1995 à 8h50

Tokyo,

de notre correspondante.

Le tribunal de Tokyo a décidé hier de dissoudre, de fait, la secte Aum Shinrikyo, accusée de l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en mars dernier. Cette décision constitue une première au Japon qui, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, a vu se multiplier, par milliers, les «nouvelles religions» bénéficiant d'une grande liberté et surtout de privilèges financiers. Il s'agit également de la première décision de justice prise à l'encontre de la secte depuis la mise en examen de ses principaux dirigeants pour l'attentat du métro.

La conséquence de cette décision est prévisible: la paralysie financière. En perdant son statut, Aum perd, en effet, les avantages fiscaux et autres privilèges attachés à toutes les organisations religieuses au Japon. Elle se trouve, du même coup, menacée d'être dépossédée de l'ensemble de ses biens. Selon le journal Asahi, la secte possède une trentaine d'actifs immobiliers à travers tout le pays d'une valeur de 20 milliards de yens (environ 1 milliard de francs.

Mais, selon le quotidien, la secte aurait déjà organisé en août dernier le transfert de plusieurs actifs à certains de ses membres ou à des sociétés amies. Selon des sources judiciaires, elle était même sur le point de mettre ainsi à l'abri quatre autres de ses actifs. Le porte-parole de la secte Fumihiro Joyu, inculpé lui aussi, avait d'ailleurs déclaré dernièrement que certaines propriétés, achetées grâce aux contributions de la secte, avaient é

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